Camille Potte

Camille Potte pratique l'expérimentation graphique et narrative dans les domaines de la bande dessinée et de l'illustration.

Actuellement entre Paris et Marseille, elle est diplômée de l'atelier de dessin contemporain de La Cambre et d'un Master de l'Ecole de Recherche Graphique à Bruxelles.

Inspirée par Franz West, Shigeru Mizuki et Bill Waterson, elle travaille l'humour avec exigence dans des revues telles que Vacarme, Immersion ou Dyke_On.

Elle prépare actuellement sa quatrième bande dessinée et répond régulièrement à des commandes d'illustration, notamment pour des groupes de musique.

Vers son travail

Cédric Ledoux

Cédric Ledoux écrit sur les rapports de pouvoir et de domination dans la sphère interpersonnelle : entre amis, entre parents, entre collègues… et parfois entre amants.

Il s’intéresse aussi au combat pour une pleine liberté corporelle, à la science-fiction et à tous les mauvais genres.

Ses récits sont parfois pornographiques, de temps en temps érotiques, mais toujours (c’est du moins ce qu’il espère) sur le fil, à la marge, dérangeant.

Vers son travail

Claire Courdavault

Faiseuse d’images, dé-faiseuse d’écheveaux, gestatrice de chimères, Claire Courdavault a commencé par le format ténu d'une feuille de papier pour prendre de la grandeur par l'investissement de murs. Son monde intérieur vient désormais s'afficher sur les parois de la ville. L’image au coeur de sa pratique, quelque soit sa forme.

Son travail est construit sur la juxtapositions de détails, l'enchevêtrement d'histoires, et l'appel du sacré.  Il faut se rapprocher pour percevoir à la surface de ces supports tatoués un univers peuplé d'êtres excisés de leur normalité. Sorti d’une étrange et intérieure gestation, son dessin crée d'autres mondes fantasmagoriques, un jardin des délices d'un genre nouveau avec pour préoccupation centrale l’image de la Femme.

Vers son travail

Clara Fierfort

Clara Fierfort développe dans ses dessins et ses collages des mises en scènes où la cruauté le dispute au jeu. Dans un univers fictif et animé des narrations singulières se déploient. Inquiètes et légères, délicates et grotesques, elles s’entremêlent et rebondissent à mesure que le regard suit les plis et replis des lignes de son dessin. Depuis 2017 Clara Fierfort écrit des nouvelles à la première personne mettant en scène les errances et les pérégrinations d'une narratrice aux contours flous et dont un portrait allusif peu à peu se dessine en creux.

Vers son travail

Frédérique le Romancer

Après des études de lettres, Frédérique le Romancer/La Pétroleuse a enchaîné des métiers plus ou moins intéressants jusqu’à finalement vivre de l’écriture (sous son propre nom et en tant que ghost writer). Elle est aussi correctrice, rewriter et animatrice d’ateliers d’écriture) (retour de l’être aimé non garanti). Son premier roman personnel, 3 bis, rue Riquet est paru chez Denoël en 2018 et J’ai Lu l’année suivante. Militante féministe, elle pense que l’érotisme et la pornographie sont des champs d’exploration littéraire tout autant que libertaire.

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Gabrielle Jarzynski

Gabrielle Jarzynski a 33 ans. Elle vit et travaille à Paris. Elle a écrit son premier livre Bout de Ficelle, un recueil de poésie, objet d'art, en novembre 2013.

Elle est publiée dans diverses revues littéraires (l'Intranquille, revue Maarges, revue Métèque, Irreverent, Behind Journal des Éd. derrière la salle de bains, Paysages écrits, revue Les Impromtus, Spasme, etc.)

Entre 2015 et 2018 elle a publié de nombreux ouvrages dont Le réveil, avec les Éd. derrière la salle de bains, La mue (accompagné des photos de Lucie Linder) et Le Miroir (accompagné des encres d’Eric Demelis), Un champ de tulipes (texte illustré par Isabelle Cochereau) aux Éd. Littérature Mineure, Un vendredi Matin, chez les éditions A-over illustré par l'artiste Smith Smith alias Fred Drouin.

Vers son travail

Geoffroy Monde

Geoffroy Monde est né et réside à Bruxelles. En plus de son travail d’auteur de bande dessinée, il se consacre à d'autres pratiques dans des domaines aussi variés que la musique, l'écriture, la peinture, l'animation et l’illustration.Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Lapin (Les vrais oiseaux), Vide Cocagne (Serge et Demi-Serge), Vraoum (Tout ou Rien) et Delcourt (De Rien, Poussière).

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Ingrid Maillard

Diplômée de la Cambre à Bruxelles, Ingrid Maillard est une artiste parisienne qui tisse des nus. C’est en entreprenant une série sur les signes du Zodiac pour le LAC, centre d’art bruxellois, qu’elle se passionne pour la mythologie grecque. Nourrie par ces textes fondateurs de la culture et de l’art européen, elle les réinterprète avec sobriété et douceur.

Ingrid Maillard tisse un lien entre inspiration antique et aspirations modernes : la simplicité de ses compositions contrebalance les aspérités de ses corps contorsionnés. La ligne directrice de son travail est sans conteste le fil, qui semble à chaque fois infini. Motif récurrent dans la mythologie grecque, que ce soit celui d’Ariane ou les destins que filent les Moires, l’artiste fait défiler devant nos yeux les énergies conductrices des volumes qu’elle représente.

Vers son travail

Laure Samama

Après avoir exercé l’architecture pendant plus de dix ans, Laure Samama décide de se consacrer à la photographie et l’écriture. Elle pratique une photographie de questionnement, de recherche et d’auteur. Elle explore le sens du toucher et les phénomènes kinesthésiques. Ses écrits, à travers une forme poétique, vont chercher la lumière dans ce qui semble obscur, devenant presque photographiques à leur tour. Son travail possède une forte dimension fictionnelle. Appareil photo dans une main, stylo dans l’autre, elle cherche des lieux propices au récit.

Elle a exposé à la galerie Vu et à la Maison Doisneau. Elle a publié un ouvrage mêlant texte et photographies aux éditions Arnaud Bizalion et des nouvelles dans les revues Spasme et Extensible. Depuis elle a pris part à l’aventure éditoriale de la revue Spasme.

Intéressée par les processus d’apprentissage et de transmission à travers l’expérience sensible du corps et du faire, elle anime des ateliers photographiques pour le Centre Photographique d’Ile de France et l’école d’architecture de Malaquais.

Elle explore aujourd’hui la possibilité de mêler différentes voies de restitution, mots, photographies, images en mouvement, pour constituer un projet « global ». Elle a deux projets en attente d’éditeur. L’un comme méditation sur la photographie avec l’écrivaine Hélène Gestern, l’autre autour de l’univers du conte.

Vers son travail

Louise Gros

Louise anime le cuivre, la pierre, le papier avec autant d’enthousiasme que de talent. Son trait est sensible, son geste est posé. Elle aime ces techniques d’impression car elles allient force et douceur, intimité et partage. La force physique nécessaire à la préparation de la pierre ou de la planche conjuguée à la douceur des surfaces à couvrir. L’intimité des sujets et des thèmes représentés liée au partage des procédés. Elle puisera son inspiration dans la poésie, l’écriture mais aussi sur les chemins qui l’ont conduit dans différents ateliers en Belgique, au Canada ou en France. Dans ces entrelacs de corps où les membres, bras et jambes, se nouent tel la racine à la terre, ou les respirations semblent s’entre-alimenter comme la feuille au soleil, ou la rugosité des cuirs se fond dans la douceur d’un épiderme à l’instar de l’écorce à l’arbre, on sent battre le pouls dans les veines encrées de ses éditions.

La lettre en surimpression résonne au dessin, comme un souhait de verbaliser le charnel. La typographie, en soutient au trait, renforce la beauté graphique qui émane de ses compositions. Le cadrage serré souligne l’introspection. Louise ne nous propose rien de moins qu’une utopique osmose entre les êtres, corps et âmes.

Texte de Bernard Minguet

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Marie-Philippe Joncheray

Marie-Philippe Joncheray est née en 1974. Après des études de Lettres-modernes à la Sorbonne et de chinois à Langues'O, elle enseigne le français à des collégiens et des lycéens puis écrit plusieurs romans (Diane chasseresse, éditions Le Manuscrit La Mécanique du désir, Sauvage) et des textes courts pour la jeunesse (Le bouillon du dragon) et les adultes (Dans la forêt profonde, Amour platonique pour la revue Spasme, Voluptas Voluptatis pour Daïmon. Elle contribue à différentes revues (Folazil, Cabaret).

Son travail, ses obsessions et explorations tournent autour du désir et du corps, d'une identité féminine en mouvement. Dans ses textes courts, elle tente de saisir à travers la spontanéité sensible du réel des résonances profondes, archaïques, mythiques. Ce sont des sortes d'instantanés où perce l’urgence de la vie, le mouvement, le désir, la dérision parfois. Elle aime trouver dans de minuscules phénomènes de la vie matérielle ce qu'il y a de profond et essentiel.

La lecture et la voix occupent une place importante dans son travail d'autrice. Elle produit une émission pour Radio U pour laquelle elle lit les textes qui lui sont chers. Elle alimente notamment un audioblog sur Arte Radio qui s’appelle états d’âme, où elle livre sa voix, ses émotions, ses humeurs et sensations le plus sincèrement possible, le plus librement possible, comme une sorte de journal. Ce sont des confidences, des secrets, de ces mots qu’on ne peut dire à personne.

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Maxime Borowski

L’œuvre de Maxime Borowski s’inscrit dans un cadre noir et intime. Son sujet de prédilection est le corps. Le corps en changement, en mutation, parfois érotisé ou difforme. Un langage pour le moins perturbant est adopté à travers ses dessins, nous offrant alors une représentation dérangeante et atypique. Ses dessins, principalement réalisés à l’encre de chine sont nourris par le travail de la matière, de la texture, de l’organique au sein d’un univers obscur. Oscillant entre réalisme cru et fantastique. Maxime aime à aborder son sujet de manière ludique et non sans une touche d’ironie et de douceur.

Vers son travail

Maxime Lemoyne

Les dessins d’enfance et les graffitis de l’adolescence mènent Maxime Lemoyne au graphisme. Un métier qu'il exerce pendant plus de douze ans, principalement en indépendant pour des commandes culturelles, citoyennes ou institutionnelles. En 2013, ses créations deviennent uniquement personnelles. La figure humaine, déjà présente dans ses préoccupations, est naturellement au cœur de son travail. Il retrouve pleinement le dessin, qu’il n’a jamais abandonné, l’aérosol et le rapport à l’autre.

Vers son travail

Olivier Boisson

Olivier Boisson est né en 1959. Il est diplômé de l’ENSAD, en scénographie. Sculpteur, il a travaillé pour la Comédie Française, l'Opéra de Paris, les Compagnies Philippe Genty ou Zingaro, le metteur en scène Robert Wilson. Depuis quelques années c’est l’art contemporain qui fait appel à lui via Nuit Blanche, la Force des Arts (Grand Palais), ou Un été au Havre.

Olivier Boisson est l’auteur d’un roman paru aux édition Cohen & Cohen dans la collection Artnoir, La brume t’emportera.

Vers son travail

Pierre Malma

Pierre Malma est dessinateur et travaille entre Brest et Paris sur des projets pluridisciplinaires qui mêlent graphisme, design et BD. Il participe à la revue brestoise de BD, la revue Casier(s), avec des auteurs reconnus dans le milieu de la bande-dessinée tels que Kris, Julien Solé, Obion, Briac et bien d'autres. Actuellement, il réalise l'album Mystère & Boule de Gomme avec le scénariste prolifique Arnaud Le Gouëfflec, qui sortira aux éditions Delcourt en 2020.

Vers son travail

Romain Meynier

Romain Meynier, né en 1988. Débute le violon à 7 ans, la guitare à 15, l'accordéon à 17. Ne sait jouer d'aucun instrument. Se met à écrire comme prétexte pour partir seul en vacances. Premier roman, Revoir Marceau, publié en 2017 par les éditions Cambourakis.

Vers son travail

Stéphane Barroux

Né a Paris, Barroux passe la plus grande partie de son enfance en Afrique du nord.De retour en France, après plusieurs années d’écoles d’art, Barroux devient directeur artistique dans des  agences de publicité. Quelques années plus tard,il prend son envol et s’installe au Canada, puis aux États-Unis, et débute là-bas une brillante carrière d’illustrateur presse et jeunesse. Il travaille alors pour de nombreux magazines, comme le New-York times, Washington Post, Forbes et publie plusieurs ouvrages pour enfants, notemment chez Vicking Penguin Putnam Books.

Animé par le goût des couleurs et de la fantaisie, Barroux travaille ses illustrations de manière traditionnelle, mélangeant linogravure, mine de plomb, acrylique ….

Vers son travail

Hélène Planquelle 

Hélène a développé sa pratique de manière autodidacte, en parallèle d’études littéraires et de traduction. Défenseure fervente de la figuration, elle utilise les techniques classiques de la peinture à l’huile et du dessin pour explorer et s’approprier les différentes modalités de la représentation.

Son amour des lettres ainsi que sa formation littéraire et philosophique nourrissent son travail, et plus particulièrement la pensée éthique du philosophe français Emmanuel Lévinas, les travaux du neuropsychiatre Boris Cyrulnik ou l’essai de George Bataille sur l’érotisme. Sa pratique artistique ayant fleuri loin des bancs de l’école, elle propose un regard non pas sur l’art, mais sur la vie et l’expérience humaine.

Son travail aborde la question de la violence originelle inhérente à nos relations à autrui : amour, haine, rapports de force, responsabilité, vulnérabilité, altérité, dépendance, etc. Profondément ancrée dans notre expérience de l’autre, les figures de la victime et du bourreau, du maître et de l’esclave, l’amènent à explorer des états physiques extrêmes comme les pratiques sadomasochistes, les sports de combat ou la danse contact, qui révèlent l’équilibre fragile entre plaisir et douleur. La dialectique de l’amour et de la haine, du pouvoir et du respect traverse également ses œuvres.

Vers son travail

Louise Oliveres

Co-fondatrice de la revue Spasme en 2015, Louise Oliveres est diplômée des Beaux-Arts de Dijon en 2011, puis de l’ENSCI en création industrielle en 2016. À travers sa pratique du dessin et du design, elle questionne l’objet organique, la vie que l'on peut insuffler à l'inerte. En parallèle de sa pratique du dessin, Louise est aujourd’hui restauratrice d’art au service des monuments historiques.

Vers son travail

Anne Devoret

Co-fondatrice de la revue Spasme en 2015, Anne est diplômée de l'ENSCI en 2013.
Elle partage son temps entre la direction de la revue et la pratique du design qu'elle met au service d'un large éventail d'interlocuteurs.

Vers son travail

Nadia von Foutre

Artiste polymorphe, Nadia von Foutre creuse les espaces du dessin, de l’exposition et de la page avec un goût prononcé pour l’expérimentation, la sensualité des matières, la douceur des chemins obscurs. Dispositifs éphémères, performances audiovisuelles, fanzines, affiches, encre, carte à gratter, illustration… Les mediums varient en fonction des projets, se mélangent, se répondent, tout en s’articulant autour du dessin et de la narration au sens le plus large. L’érotisme traverse ses créations, et peut se retrouver aussi bien dans des approches frontales et revendicatives que dans la dimension charnelle d’un paysage. Née en 1980, elle vit et travaille à Toulouse.

Vers son travail

Jérémy Gaudibert

Jérémy Gaudibert s’intéresse à plusieurs disciplines, cherchant inlassablement à croiser leur mediums : objet, matériau, image, mouvement & corps. Diplômé en 2015 d’un master en création industrielle à l’ENSCI les Ateliers, il officie actuellement en tant que designer, danseur et pédagogue en France et en Finlande. Il est ainsi membre du Collectif en spectacle vivant Petit Huit, designer au sein du studio JaM, enseignant de Waacking en cours réguliers et en atelier.La dynamique interdisciplinaire et transnationale de ses pratiques l’oblige à se confronter personnellement au question d’identité individuelle et culturelle, de genre et plus récemment de subjectivité non humaine.Le dessin et l’écrit sont pour lui des activités d’observation de l’intime et de remodelage du réel.


Clara Fontaine

Artiste sculptrice, Clara Fontaine est une amoureuse inconditionnelle de la matière et du geste. Diplômée avec les félicitations du jury des beaux-arts de Paris en 2016, elle développe un travail artistique organique, délicat et intime en utilisant principalement les techniques du moulage, du métal mais aussi du tissu et de la mousse expansée. Ses œuvres sont pourtant réalisées avec des gestes répétitifs, aliénants, obsessionnels qui se répètent jusqu'à l'abrutissement, faisant subir à son propre corps une violence physique et psychique lors de la création. Son corps dans son intégralité est impliqué. Véritable travail introspectif et exutoire, ses mains plantent, soudent, cousent, découpent, tricotent, accumulent, assemblent, filments, figent, dénouent, renouent, frappent, cognent, forment, allient, rapiècent, caressent.A l'image de l'oxymore "douce violence", son travail est à la fois violence et poésie, attirant et dérangeant, figé et mouvant. Il mentionne, évoque sans jamais imposer.A côté de son travail personnel, Clara est sculptrice dans le décor de cinéma.
Vers son travail

Blandine Rinkel

Blandine Rinkel est née en 1991 à Nantes. Après des études et des errances - toujours liées à des livres - elle publie L’abandon des prétentions (2017) et Le nom secret des choses (2019) chez Fayard. Elle est également musicienne.

Gaëtan Didelot

Gaëtan Didelot est né en 1985. Il a publié des textes, des poèmes, des vidéos, dans des revues: l'allume-feu, Spasme ou encore Deratisme. Son espoir est d'écrire comme il respire.


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